UnCoeurPourdeux reprend du service.

Pour celles qui débarquent. L'histoire à déjà été entièrement écrite et
postée une première fois. Elle revient rafistolée, recousue et plus vite.

Marion.



Chapitre 7 & 8 Ré-écrits.
Désolée pour ce retard !



# Gepost op woensdag 04 februari 2009, 13u14

Gewijzigd op zaterdag 26 september 2009, 16u41

Le premier paragraphe uniquement a été réécrit.

Le premier paragraphe uniquement a été réécrit.
__ Prologue




Ils ne le feront pas pour eux. Jamais. Toujours, chaque fois, sans jamais s'en rendre compte, ils le feront pour l'autre.



Quand le monde autour de nous semble résonner des cris d'un seul prénom. Quand les nuages sourient comme une seule personne. Quand les coups et les blessures, les souffrances et les peurs nous sont provoqués par un seul être. Quand nos c½urs se serrent au bruit d'un autre. Quand nous sommes prisonnier de notre lâcheté ou d'un amour qu'on n'aurait jamais imaginé possible. Quand même les mots haineux nous semblent doux et harmonieux. Quand tout semble fade et triste, comme une matinée d'hiver pluvieuse en l'absence d'un autre. Quand la frontière entre le c½ur et l'esprit se brouille pour un seul regard. Quand il suffit d'un sourire pour réchauffer le monde. Quand il suffit d'un contact amer et égaré pour faire trembler son c½ur. Quand l'espoir d'un seul regard, d'un seul sourire, d'un seul contact suffit pour que la vie s'illumine. Ou quand on espère seulement que tout devienne vrai. Quand on sait que c'est maintenant ou jamais. Quand on croit à l'amour pour la toute première fois. Quand on évite et refoule ses sentiments pour s'épargner d'inévitables souffrances. Et quand enfin, l'un des deux ose faire le premier pas, alors l'histoire peut prendre fin, dans une multitude de sentiments colorés et de rêves éveillés.

Mais ce pas à franchir, cette limite à ne pas dépasser, ces sentiments à découvrir, ce bonheur à tenir dans ses main, ce sourire à donner, ce jeu interdit à gagner contre soi même, toutes ces peurs à dépasser, ce piège à contourner, cette vérité à révéler, cette lâcheté à refouler, ce courage à affronter, cette routine douloureuse à traverser, ces mots à dire, et cette amour à partager ... il faut du temps pour y accéder.

Alors que trois mots seraient pourtant suffisants. Trois mots, sept lettres. Deux pronoms personnels, une apostrophe, et un verbe aux douces sonorités. Trois mots, sept lettres. La plus simple expression grammaticale, mais la plus dure expression verbale. Alors, il suffirait de prononcer enfin ces mots, mais un sentiment presque aussi fort que l'amour, empêche à ces mots de franchir le mur des lèvres, Messieurs, Mesdames, j'ai nommé la peur. La peur d'aimer et de ne pas l'être en retour.





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Marion.

# Gepost op zondag 14 september 2008, 08u29

Gewijzigd op zaterdag 08 augustus 2009, 12u34

Joe devient Adam.Il y a trop de fan Fiction JB, je ne veux pas qu'il y est de confusion.



Chapitre Un.



Il est encore très tôt, mais les premiers rayons du soleil filtrent par la minuscule fenêtre d'une toute petite chambre, chauffant doucement le vieux parquet bosselé, et chatouillant paresseusement les paupières d'une jeune fille encore endormie. Une très jolie jeune fille au sourire sincère et gaie. Le teint clair mais les joues rouges, les cheveux bruns, irrésistiblement chocolat, la taille fine et gracieuse à vous couper le souffle, et de magnifiques yeux bleus. Elle avait ce regard qui vous faisait plonger dans un ciel sans nuage un jour de grand soleil. Un regard clair et compatissant, enfantin et déterminé à se montrer. C'est ce qu'il y a avait de plus frappant chez elle, son regard bleu, pétillant de douceur. On pouvait douter qu'elle est conscience de son joli minois. Son air candide faisait souvent tourner la tête des garçons qu'elle rencontrait, et sa naturelle douceur attirait les autres.

Un réveil sonne et résonne dans la pièce vide. Elle soupire, étire ses bras au-dessus de sa tête se lève d'un pas léger, s'enfermant dans la minuscule salle de bain la nausée au bord des lèvres, pour en ressortir fraîche et habillée. Ses cheveux négligemment attachés, un vieux jean troué et un tee-shirt unis acheté dans un supermarché premier prix. Même comme ça, elle était jolie. Aujourd'hui avait beau être un jour important, elle ne prêtait pas vraiment attention aux détails de son physique. Elle était comme ça. Insouciante et rêveuse.
Elle attrape son sac, referme la porte de son appartement pour la dernière fois, dépose la clé dans la boîte aux lettres du concierge, monte dans un bus, s'assoit sur un siège libre, appuie sa tête contre la vitre encore glacée, ferme ses paupières, et soupire à nouveau. Il est cinq heures trente deux du matin, le soleil est à peine levé, les premiers cafés de la ville s'ouvrent, et trois quarts des habitants somnolent encore. Les gardes de jour prennent la relève, et les gardes de nuits partent se coucher. Il est cinq heures trente trois, et pour la première fois, elle sent qu'elle approche de son rêve.


Souhaitez lui bonne chance.


*



Pas de soleil dans cette grande chambre sombre. Les occupants se passeront du soleil pour se tirer du lit. D'épais rideaux obscurcissent les baies vitrées d'un lumineux balcon à la vue balayant le parc de la cour intérieur de l'hôtel. La chambre est entièrement plongée dans le noir, et aucun bruit ne parvient à filtrer les murs silencieux da la pièce. Pourtant, le vibreur d'un portable étouffé par un épais oreiller se fait de plus en plus bruyant, réveillant un jeune homme extrêmement séduisant, qui ouvre de grand yeux gris dans le noir. Il soupire d'agacement, et allume la lumière brutalement. La jeune fille nue allongée à ses cotés arrache un grognement d'indignation quand il cherche à tâtons, la vue encore un peu flou l'origine de ce désagrément. Il soupire de nouveau en s'apercevant que c'est juste son portable, qu'il décroche un peu trop tard.
Un appel manqué de son père. Son père le célèbre et richissime réalisateur américain Sean McWhite, un gars toujours souriant, d'humeur joyeuse, admiré par tous, mais qui n'aurait jamais été élu père de l'année par familly Magazine. Son fils, Adam McWhite au moins aussi célèbre que son père, acteur que les films s'arrachent, payé des millions, à la une de tous les journaux peoples pour ses excès et sa belle gueule, attirant comme un aimant, et certainement pas élu fils de l'année par Familly Magazine.

C'est cet Adam là qui se lève péniblement de son lit en grognant, de plus mauvaise humeur encore que le jour où il s'est vu retiré son permis. Aujourd'hui, c'est le premier jour de tournage. Il tient la vedette masculine du nouveau film de son père, " Los Angeles, I love You ! ", le film de l'année, tant attendu du public, qui réunira pour la première fois, le père et le fils, l'un devant, l'autre derrière la caméra.

- Candice, Candice bouge toi, il est tard ...

La jeune femme émet de nouveau un grognement mais finit tout de même par se lever, le drap autour d'un corps svelte et artificiellement bronzé. Adam s'enferme dans la salle de bain, fait couler l'eau de la douche, attends que l'eau soit brûlante et se glisse dessous pendant que la dénommée Candice, une jeune femme de vingt-cinq ans, très jolie, mais maquillée de façon à ressembler à toutes les autres, enfile rapidement ses vêtements de la veille, et quitte la suite du jeune acteur. Une vingtaine de minutes plus tard, il ressort de la salle de bain, et jette un coup d'oeil à son portable. Trois appels manqués de son père. Il soupire une troisième fois, et appuie sur la touche rappel ...


*


Depuis dix minutes, une jeune fille arpente une avenue déjà bondée sans trouver ce qu'elle recherche. Angoissée, elle sort pour la cinquième fois une lettre imprimée, froissée à force d'avoir été lue et relue pour se convaincre que ce n'était pas un rêve, pliée et repliée, de son sac en bandoulière, usé par endroit, et joliment délavé par les frasques du temps.


- Excusez-moi, ... vous sauriez où se trouve cet hôtel, demande t-elle d'une voix timide.

La femme qu'elle interroge lui sourit brièvement visiblement pressée, et lui indique l'hôtel.

- Il est juste en face. Là, vous voyez ?
- Merci, bonne journée.

Tremblante, la jeune femme traversa la rue, et se rendit devant l'hôtel, dont les portes étaient vigoureusement gardées par des vigiles cintrés dans des uniformes noirs qui n'incitaient pas tellement à vouloir vérifier le niveau de leurs qualifications. C'est en respirant une dernière bouffée d'air frais, qu'elle poussa les portes du grand hôtel.


*


Une multitude de gens s'activaient à ranger les vieux décors, et à installer ceux qui serviraient au tournage du film, dans un agréable brouhaha de bonne humeur, quand la jeune fille entra dans une salle de théâtre, ses yeux bleus grands ouverts, prêts à s'enivrer des moindres détails et de tous ce qui prenaient vie sous devant elle.


- Katie ! Appela quelqu'un.

La jeune fille se retourna vivement vers Sean, et lui adressa un sourire timide.

- Katie. Je suis ravi que tu sois déjà là. C'est bien que tu sois arrivée si tôt. Tu as trouvé facilement ?
- Non, pas facilement, mais j'ai trouvé.

Sean l'entraîna dans un endroit plus calme, tout en lui assurant que tout se passerait bien. Il était confiant. C'était la première romance qu'il réalisait, mais les acteurs étaient très bons. Il savait surtout qu'il avait dégoté la perle rare pour incarnée l'héroïne de son nouveau film, et il ne pouvait douté de Katie. Certes elle n'était connue ni du grand ni du petit écran, et jamais avant ça elle n'avait joué la comédie, mais il l'avait sentit dès sa première audition. Derrière ses sourires timides, son charisme rayonnait et un talent inné ne demandait qu'à être découvert. Jamais avant aujourd'hui, il n'avait vu une actrice aussi naturelle. Elle l'avait impressionnée, lui qui en avait vu passer tellement depuis ses débuts. Il avait instantanément aimé sa décontraction et sa désinvolture qui n'en n'était pas.


- On distribuera les scénarios plus tard, pendant la réunion. On attend que tout le monde soit là pour commencer. Pour être honnête, il ne manque plus que mon fils, et Candice Osbam.

Il soupira.

- J'ai déjà essayé d'appeler Adam trois fois, mais il ne répond pas. Ce garçon est vraiment exécrable. Je suppose que c'est de ma faute dans le fond ...

Ne sachant pas quoi dire, Katie se contenta d'hocher légèrement la tête.



*



Adam soupira une troisième fois, et appuya sur la touche rappel.

- Allô Papa ?
- ...
- Oui je suis prêt.
- ...
- D'accord je descends.
- ...
- Candice ? Non, elle est dans sa chambre.
- ...
- D'accord, je lui dis.
- ...
- C'est ça, à tout de suite.


Il raccrocha son téléphone et le balança sur son lit sans ménagement, avant de sortir de sa chambre. Depuis deux mois son père parlait de « sa perle rare », sans jamais vouloir la présentée au reste de l'équipe. Ce n'était pas vraiment un mystère. C'était plutôt sa façon à lui d'être excentrique, comme tous les grand artistes du siècle. Sean n'avait rient dit, même à son fils. Katie n'était pas le genre de fille qu'on exhibe sur un podium, et c'est pour ça qu'il préférait la laisser dans l'ombre. Elle lui avait clairement exposé ses conditions, et il n'avait rien trouvé à redire. C'était l'unique « caprice » de la jeune fille, et il le respecterait. L'actrice qui jouerait le rôle principale de son nouveau film resterait secrète jusqu'à l'avant première. Après ça, Katie s'en irait, et ne passerait plus jamais devant une caméra. « Ainsi soit-il » avait déclaré le vieux réalisateur en souriant.
Adam brûlait d'impatience de rencontrer cette fille. Il était du genre à apprécier la compagnie féminine. Mais s'il avait sut ce qui l'attendait, il se serait montré moins impatient.


# Gepost op zondag 14 september 2008, 12u58

Gewijzigd op zaterdag 04 juli 2009, 16u36

La rencontre se passe différemment.


Chapitre 2.



La salle de théâtre devenait de plus en plus bruyante et agitée. Katie somnolait presque, mais le tintement des échelles et des pots de peintures l'empêchait de sombrer complètement et de laisser ses paupières se refermer. Sean venait de partir, la laissant ici, seule dans cette grande salle où la plus part des scènes seraient tournées. Elle admirait joyeusement les couleurs qui s'inventaient à nouveau. Les rideaux devenaient bleus, puis noirs, puis de nouveau rouges, et les réglages des spots coloraient la scène en alternant les couleurs chaudes et froides. Du bleu ciel, on passait au rouge magenta en passant par tous leurs dégradés. Elle se leva du fauteuil dans lequel elle s'était laissé tombée, et sortit de la salle à la recherche d'un café. Elle se rendit au bard de l'hôtel et s'assit au comptoir. La tête posée dans les mains et les yeux clos, elle ne remarqua pas le garçon qui entra bruyamment en claquant les portes, et qui tira un tabouret, tout près de là où elle était assise.


- Un café. Très serré.

Elle ouvrit ses yeux en entendant une voix si dur et grave. Elle tourna la tête et observa les traits tendus du jeune homme. Il était beau. C'est ce qu'elle remarqua tout de suite. Ses yeux gris voilés par un nuage de mélancolie. Il ne semblait pas avoir beaucoup dormi et ses cernes violets creusaient son regard glacé. Il se sentit observé et tourna la tête vers Katie. Joli tableau. Pendant une fraction de seconde, le beau visage du jeune homme sembla troublé par son observatrice qui priait pour se retrouver six pieds sous terre.
Une fraction de seconde seulement.


- Qu'est-ce que tu me veux ? Grogna t-il.
- Désolée, je n'ai pas,...
- J'en ai rien à foutre que tu sois désolée. Tu veux un autographe, c'est ça ?
- ...
- Attends, tu ne sais pas qui je suis ?
- N-non. Euh ... je devrais ?

Elle sut trop tard qu'elle aurait dût. Pourtant trop étonné, il en oublia de crier. Ses hautes d'humeurs étaient fréquentes en ce moment. La plus part des acteurs qui tournaient avec lui ne le supportaient plus. Il arrivait en retard sur le plateau et il était fréquent qu'il réécrive son texte. Pour la première fois, Adam baissa sa garde et se décrispait légèrement. Les yeux bleus de Katie s'ouvrirent, paniqués, et il reporta son attention sur le café qu'on venait de lui servir.


- Tu devrais boire le tien, il va être froid.

Elle sursauta, étonnée qu'il s'adresse à elle de cette façon, et rougissante, elle trempa ses lèvres dans ce qui devait l'empêchait de s'écrouler de fatigue.

- Je suis Adam. Adam McWhite.
- Oh ! C'est toi ?! Je suis ra...
- Bah, coupa t-il, tu t'imaginais un gars moins antipathique j'imagine, siffla t-il.
- Non. Pas du tout, je ne...
- Et toi, qui es-tu ? Coupa t'il d'un ton tranchant.
- Katie Marks, je suis là pour le...
- Bon, j'y vais. À un de ces jours, acheva t-il en finissant sa tasse.

Adam s'éloigna à grand pas, agacé, tandis que Katie elle, buvait son café à grande gorgée, soucieuse de ne pas revenir en retard dans la salle de théâtre. Elle était un peu chamboulée, et le comportement lunatique d'Adam l'avait perdu dans ses pensées. Elle avait remarqué l'océan de glace qui avait enveloppé le regard, un instant plus tôt, si doux, du jeune homme et avait, le temps d'un instant, fait chavirer son coeur.

Le temps d'un instant, seulement.


*

Le père et le fils discutaient dans un coin, les mécaniciens et les décorateurs s'afféraient toujours dans la salle, et certains acteurs tentaient des exercices de relaxations. Toujours un peu intimidée, Katie entra de nouveau dans la vaste salle, et se dirigea vers Sean McWhite, qui l'accueillit avec un grand sourire, à l'inverse de son fils qui semblait à la fois surpris et furieux.


- Ha Katie ! S'écria Mr. McWhite. Je vais enfin pouvoir faire l'annonce.

Un sourire béat étirait les lèvres du réalisateur, et il éleva la voix, s'adressant à toutes les personnes présentent. Tous les mécaniciens, tous les décorateurs, les costumiers, maquilleurs, et acteurs. Tout le monde était présent, la « réunion de présentation » pouvait commencer.


- Bien, reprit-il, le tournage débutera dans seulement quelques jours, mais si je vous ai demandé à tous de venir aujourd'hui, c'est parce que j'ai une grande nouvelle à vous annoncer. (Il tendit la main vers Katie.)
- Attend un peu ! s'exclama son fils au moins autant furieux que ahuri, tu veux te marier avec elle ? T'as au moins le double de son àge !

Le sourire de Sean McWhite se figea, et la petite main fragile de la jeune fille tomba mollement le long de son corps tremblant. Elle se raidit, et se demanda si s'enfuir en courant n'était pas la meilleur solution dans le cas présent. Ses joues s'enflammèrent, mais même rougissante, elle avait ce quelque chose de mignon.



- Mais qu'es-ce que tu raconte encore ?! C'est Katie. Elle incarnera Maggie, pour jouer à tes cotés ! Elle sera à l'affiche du film, comme toi.

Adam voyait rouge. Il avait un peu honte de sa propre connerie. Il avait tout simplement eu envi de vomir quand il avait vu leurs deux mains se lier. Vomir de jalousie. Il se tendit, elle se raidit. Elle tremblait, il enrageait. Ses yeux à lui pénétrèrent ceux terrorisés de la jeune femme. Il était étrange pour lui qu'elle soit si paniquée. Les gens ne le craignaient pas, ils l'enviaient. Un océan d'amertume borda les yeux gris du jeune acteur frustré par sa maladresse embarrassante. Une vague amer et dévastatrice. Il avait honte de se comporter comme un enfant capricieux.
Et pourtant, malgré la fureur inexplicable d'Adam, une nouvelle flamme s'était mise à danser dans ses yeux.

Pas exactement « nouvelle ». Ca faisait juste longtemps qu'on ne lui avait plus vu.


*


La grande salle se vidait à présent. La violente haine qu'avait exposé Adam avait fait déserter toutes les âmes qui s'étaient trouvées là à cet instant. Bien qu'il paraissait toujours haineux envers Katie, celle-ci paraissait moins apeurée. Peut-être parce qu'elle était la seule à l'avoir remarquée. Remarqué la jolie lumière qui éclairait depuis peu le regard d'Adam. Katie ne pouvait plus s'empêcher de regarder curieusement cet éclat de sourire que personne d'autre ne remarquait.
Adam qui regardait toujours Katie du d'un ½il curieux, remarqua naturellement qu'elle le fixait innocemment. Il en fut troublé et ses doigts en tremblèrent légèrement.


- Elle n'est pas connue ! Tu l'as trouvée où ?
- Ne crie pas si fort ! Je pense savoir mieux que toi qui jouera au mieux les personnages que j'écris.
- Peut-être que tu t'es trompé cette fois ci ? Tu ne pourrais pas avoir confiance en mon jugement pour une fois ? Tu n'as consulté personne !
- Certes, il est possible que je me sois trompé. Mais ton jugement ne vaux rien, tu ne la connais pas. Attends un peu de la voir, C'est moi qui l'ai auditionné, elle est extraordinaire ...
- Tu parles ! Cracha Joe. Tu l'as juste choisit pour son cul, comme toutes les autres !

La jeune fille se raidit, elle tremblait de tout son petit corps chétif, et en la voyant si fragile, Adam aurait voulu la serrer dans ses bras, comme on s'enveloppe dans un gros pull. L'espace d'un instant, il se crut capable de ce geste, en apparence inoffensif, mais il se ressaisit. Après tout, il ne la connaissait pas. Il mit en oeuvre tous ses talents de comédien pour lancer un regard haineux à la jeune femme. Il n'était pas seulement une belle gueule riche, célèbre et arrogant. Il savait aussi parfaitement bien jouer la comédie et il lui montrerait ce que c'était d'être à la hauteur d'un nom comme le sien ou d'un film comme celui de son père.


- Tu sais très bien que c'est faux, reprit calmement son père.
- Je suis désolée, intervint Katie. C'est de ma faute après tout. On n'y peut rien s'il ne m'apprécie pas. Et Il a sûrement raison. Sa place est ici plus que la mienne.
- Fais pas attention Katie, c'est un crétin...

Oh. Touché en plein coeur.

Les yeux d'Adam perdirent toute traces d'hostilité, et la minuscule lumière brilla de plus belle. Son coeur semblait s'être retourner, et faisait de grand bonds dans sa poitrine. Il n'avait pas besoin de ça. La jeune fille aux cheveux chocolat le chamboulait. Un faible sourire se dessina sur son visage, et cette fois, c'est la curiosité de Katie qui se réveilla. Il était beau. Sans doute trop d'ailleurs.



- Non. Non tu restes.

Son sourire s'élargit légèrement, et son père le regardait abasourdi. Katie elle, essayait simplement de faire taire son coeur tambourinant rageusement dans sa poitrine. Ou du moins, la partie du coeur qui lui restait... Vague après vague, les mots d'Adam la submergeaient. Elle savait que ça n'aurait pas dû la toucher autant. Mais, et lui ? Lui savait qu'il se devrait de se montrer distant envers elle. Par orgueil, il se le devait. Il ne pourrait montrer aux autres qu'il avait eu tord de s'emporter. Il était Adam McWhite. Celui qu'on respecte mais qui ne respecte personne de plus que son propre reflet.
Elle avait beau être jolie elle ne pourrait rien y changer. Le jeu serait sans doute amusant. Qu'elle essaye de le troubler, de le désorienter, de lui plaire ... qu'elle ose ... et il frapperait un grand coup. Il savait qu'elle ne tiendrait pas longtemps. Elles ne tenaient jamais.


Adam as tu pensé que tu pourrais te brûler les ailes face à tant d'innocence ?


- On est tous d'accord, Katie reste, Bredouilla le réalisateur. Vous serez parfaits. Je le vois d'ici. Grandiose.

Sean McWhite semblait ravi à présent. Il regardait simultanément son fils bourré d'arrogance et de rancoeur et la timide Katie Marks.
Le contraste était frappant.

Peut-être même un peu trop ...





# Gepost op maandag 22 september 2008, 03u17

Gewijzigd op zaterdag 04 juli 2009, 16u46

Chapitre 3



Chapitre 3:



Les acteurs étaient réunis autour de Sean, debout sur la scène. Katie n'en finissait plus de s'étonnée de sa taille. Elle était même bien plus grande que le minuscule appartement de Katie, et ça faisait rêver Katie. Etre actrice n'avait jamais été son ambition dans la vie. Mais le monde qu'elle découvrait petit à petit la fascinait. Elle se serait crue dans un autre monde. Ce n'était pas le sien, elle ne l'enviait pas tant que ça, mais il l'attrayait.
Sean expliquait méticuleusement et le sourire accroché aux lèvres, comme un vieux papy entouré de ses petits enfants qui leur raconterait des histoires, tout ce qui était prévus durant ces quelques mois de tournage et de réalisation. Il expliquait et distribuait les emplois du temps, assurant qu'il y aurait forcément des modifications, et que le travail à fournir serait parfois éreintant.

En apparence, tout semblait aller pour le mieux dans la pièce. Mais en apparence seulement. Les regards silencieux et pour le moins curieux que lançait Adam à Katie, semblaient passer inaperçus. Oui mais ... pas pour Candice Osbam. Pas qu'elle soit jalouse. Furieuse, correspondait mieux. C'était elle qui avait passé la nuit avec Adam McWhite, et il était vexant pour son ego, qu'il l'oublie si rapidement. Et puis ça n'avait pas été l'unique nuit. On ne la jetait pas elle. Pas comme ça. C'était humiliant. Et se laisser écraser sans rien dire n'était pas une de ses faiblesses. Ils n'avaient jamais été ensemble, mais, ce n'était pas le problème. Ils couchaient ensemble et ça c'état un privilège qu'elle n'était pas prête à perdre.
Candice Osbam n'était pas le genre de fille à se laissait intimider.
Les réflexions incendiaires que se faisait Candice, n'empêchaient cependant pas S. McWhite de poursuivre son discours.



- Le tournage ne débutera pas avant cinq jours. Habituez-vous les uns aux autres. Pour que le film soit réussit, il faut aussi que vous dégagiez une certaine harmonie. Il ne doit y avoir aucune tension entre vous. Soyez ouvert, aimable et souriant. Adam et Katie, vous, plus que les autres vous devez vous entendre. À partir d'aujourd'hui, vous êtes un couple à l'écran.
- Il est hors de question que je sorte avec elle !
- Encore une fois, tu nous montres à quel point tu es un imbécile, soupira Sean, il n'est pas question que vous soyez un vrai couple, mais plutôt que vous vous entendiez suffisamment pour qu'on y croit !


Tout le monde dans la salle fixait ses chaussures comme si elles étaient soudain devenues très intéressantes. Seule Candice eu l'air satisfait et souriant. Ca allait être bien plus facile qu'elle ne l'aurait crue. Adam n'avait pas l'air d'apprécier cette fille autant que ça. Et si Katie logeait dans l'hôtel, il serait plus facile pour elle de lui barrer le chemin.
Adam fût lui même surpris de constater qu'il souriait. Pas ce sourie qu'il avait tant de fois adresser à de jeune femmes ou lors d'émission rediffusée à la télé. Non. Un joli sourire joyeux qu'une fois de plus, seule Katie remarqua. Comment pouvait-il être à la fois si froid, si beau et si humainement les deux ? Il était au moins tout aussi incroyable pour elle, que elle était troublante pour lui.
Remarquant tout les deux qu'ils se fixaient avidement, l'une curieuse, l'autre juste un peu trop troublé qu'il n'aurait dût l'être; Katie tourna la tête gagnée par la gêne, les joues en feux, qui la rendait si jolie pensa t-il avant de lui lancer un regard brûlant de haine.
Candice, qui n'avait pas manqué une miette de cet étrange échange dénué de mots mais encombré de sentiments trop confus pour être exprimés à haute voix, fulminait, bouillait, mais surtout, se surpris à s'engorger d'une haine effrayante et grandissante envers quelqu'un qu'elle ne connaissait pas.


- Les scénarios sont sur posés sur la table.

Sean McWhite salua tout le monde sans se détacher de son sourire bienveillant, et tous se levèrent pour quitter la pièce. Katie elle, replia les genoux sous son menton et commença à lire son texte. Seulement, c'était sans compter qu'Adam était resté planté devant la scène et qu'ils n'étaient plus que tous les deux maintenant. Il la regardait, la détaillant, observant chacun de ses gestes, chaque mèche chocolat qui cachait ses yeux océan, chaque centimètre carré de sa peau claire qui n'était pas recouverte d'un vêtement et tous le reste qui la rendait si belle. Il ne pouvait pas le nier. Elle était indéniablement jolie. Mais ça ne faisait pas d'elle pour autant une actrice talentueuse, et son regard redevint celui qui d'ordinaire était le sien, froid et distant.
Il s'éclaircit bruyamment la gorge, et remarquant enfin sa présence, Katie sursauta si fort qu'elle se remit à trembler comme une feuille. Il dut se forcer à ne pas sourire, attendrit, et croisa les bras sur sa poitrine.


- Qu'es-ce que tu fait là ?
- Co ... Comment ? Ah oui, ... euh ... je suis désolée, je ne devrais peut-être pas rester là. Je lisais le scénario Il est vraiment excellent. Ton père a beaucoup de talent. Et à ce qu'on dit, tu es un très bon acteur. Alors, je suppose que c'est vrai. ... Que tu es vraiment bon.
- Mouais. Et toi ? Tu en as, du talent ?
- Et bien je ne s...
- Mon père a une sacrée réputation, je te laisserais pas lui tordre le coup.
- Lui quoi ? demanda t-elle abasourdie.
- Mon père pense que tu as du talent. Je ne crois que ce que je vois. Alors j'attends de voir.
- D'accord.

Il sortit de la salle d'un pas décidé, la laissant seule encore un peu chamboulée. Ce n'est que dix minutes plus tard qu'elle en pris conscience et se leva pour sortir de la pièce à son tour.



*


Ca faisait bien dix minutes que Katie se trouvait devant sa porte et qu'elle n'osait pas entrer dans sa chambre. Elle n'était pas habituée au lux et ça la gênait. Résignée, elle soupira longuement, et tourna la clé dans la serrure.



*


Hésitante, elle avait traversé le couloir, et s'était figée devant la porte en face de la sienne, celle où Adam logeait. Oui ou non ? Elle se mit sur la pointe des pieds décidant que c'était oui, et d'une main tremblante appuya sur la sonnette. Quand la porte s'ouvrit sur une petite Katie les joues roses, la tête baissée, Adam laissa vagabonder un léger sourire sur ses lèvres qu'il réprima aussi difficilement qu'une envie de fumer. Elle leva vers lui sa tête cramoisie, et ce fut seulement maintenant qu'il se rendit compte à quel point elle était minuscule.


- Qu'es-ce que tu me veux encore ? Bougonna-t-il.
- Désolée ... j'aurais pas dû ... c'était une mauvaise idée ... excuse-moi ... Au revoir.

Elle se retourna vivement pour faire demi-tour, mais il saisit fermement son poignet, l'obligeant à lui faire face. Encore une fois, il fut frapper de voir à quel point elle était maigre. A son contact la jeune fille rougit de plus belle.


- Je t'ai demandé ce que tu voulais ? Ce n'est pas clair ?
- S-si, balbutia t-elle.

Il lui lâcha doucement le bras et se calma.

- Et bien mes, mes affaire sont arrivées il y a dix minutes, mais je ne peux pas tout monter toute seule ...
- Tu te fiches de moi ?
- Non, pas du tout !
- Tu es au courant qu'il y a des gens payés pour ça ?
- Oui, oui seulement, je ne voulais pas les déranger ...
- Les déranger ? Mais c'est leur boulot ! Et moi ? Tu penses peut-être que tu ne me déranges pas ?
- Si. Si tu as raison, je vais me débrouiller ...

Une fois de plus, elle voulue partir, mais il soupira bruyamment, et s'exclama :

- C'est d'accord, je t'aide !

La jeune fille se retourna et lui sourit timidement. Et cette fois là, il ne put retenir un sourire sincère, ce qui la fit de nouveau rougir. Décidément, il ne s'en lassait pas. Il adorait ces rougeurs, et encore plus l'effet qu'il avait sur elle. Ils descendirent silencieusement, et elle s'imagina qu'il était sans doute quelqu'un de gentil. Juste un peu maladroit. Et ça le rendait encore plus attirant.


On devrait peut-être la prévenir ... lui dire qui est Adam McWhite.
La pauvre, si elle savait, sans doute n'y survivrait-elle pas.






# Gepost op zondag 05 oktober 2008, 11u09

Gewijzigd op dinsdag 14 juli 2009, 13u36

J'ai développer un nouvel aspect de Katie.Et j'aime bien.



Chapitre 4.


Adam déposait un dernier sac dans la chambre de Katie. Elle n'était pas très chargée. Elle n'avait pas une quantité impressionnante de vêtement ou d'affaires personnelles. Petite, elle ne jouait qu'avec cette poupée en tissus que son père lui avait offerte. Elle s'y était attachée, et ne voulait jamais s'en séparer. Elle lui avait attribué ses souvenirs, son nom, lui confiait ses peurs et ses sentiments. Lui apprenait à chanter et à danser. Elle s'y était attachée. Elle avait ferment décidé qu'elle ne s'en séparerait jamais. Personne ne pouvait la faire changer d'avis. C'était sa poupée et son unique amie. Jouer avec une autre poupée, plus jolie et mieux habillée revenait à la trahir.
Aujourd'hui encore, c'était comme ça pour tout. Elle se prenait d'affection pour chaque chose. Elle aimait son vieux jean effiloché. Elle n'en achetait pas d'autre. Elle aimait les chewing-gums à la fraise, elle n'en mâchait aucun autre. Elle relisait chaque fois le même bouquin relié que lui avait donné sa grand-mère pour ses douze ans, et malgré l'usure et les pages qui s'en détachaient, elle n'achetait pas la nouvelle édition.
Voila pourquoi ses affaires se résumaient à si peu de choses. Et même si Adam pensait que c'était seulement parce qu'elle n'avait pas un compte bancaire plein à craquer, il pouvait se douter qu'elle ne lâchait pas tout son argent pour une nouvelle robe signé Prada.

Face à face dans la chambre qu'occupait Katie, ils se regardaient comme deux statuts, figés dans le temps, incapable de voir autre chose. C'était étrange, mais pas embarrassant. L'attraction qui les liait semblait naturelle et les berçait agréablement. Ils se fixaient, comme si c'était la première fois et se dévisageait comme si ce serait la dernière. Mais l'atmosphère s'alourdit quand Katie, enfin consciente de sa proximité avec Adam, sursauta violemment, rougissante d'embarras. Elle se recula vivement, et laissa échapper un son ridiculement fluet lorsqu'elle tenta de se racler la gorge.


- Merci beaucoup de m'avoir aidé. Je sais qu'il n'y a pas grand-chose, mais toute seule, j'aurai eu du mal ...

Ca, il voulait bien le croire, elle devait pas peser très lourd, et ses bras semblait aussi cassant que du verre.
Elle attendait son départ, mais Adam ne bougeait pas. Il continuait de la regarder, un éclat brillant de lumière, dansant dans ses yeux gris.
Elle hésitait, de plus en plus rouge à lui demandait ce qu'il attendait.


- Tu as déjeuné ce matin ? Lança t-il brusquement.

Trop brusquement sans doute, puisque Katie se mit à trembler.

- Non. J'arrive de Sacramento, le voyage a été long ce matin. Et à vrai dire, je n'ai pas vraiment faim.
- Je ne suis pas de cet avis. T'as l'air affreux de celle qui n'a pas mangé et pas dormi depuis trop longtemps. Si tu as la santé fragile il faudrait trouver une autre actrice, et mon père ne s'en remettrait pas.

Il lui attrapa fermement le poignet et l'entraîna dehors.

- Non, je t'assure, ça va, je n'ai pas fa...

Elle croisa son regard sans appel, froid et noir, et se laissa faire en silence.
Sortit de l'hôtel, Adam n'avait toujours pas lâcher la main de la jeune fille, l'entraînant derrière lui dans sa course. Elle n'osa pas ouvrir la bouche, beaucoup trop intimidé par les humeurs, l'assurance et la confiance en soi du jeune acteur, qu'elle même n'avait pas. Plus impressionnant encore, il était beau. Célèbre, talentueux, et beau. Le mec idéal, dont elle n'aurait jamais rêvé. Et c'est ce qui l'attirait.
Sans prévenir, il s'arrêta brusquement et Katie, toujours attachée à lui, le percuta comme une porte qui claque, ou la pluie qui tombe sur une plaque en métal.

La tête enfouie dans le pull d'Adam, elle en rougie de gène. Elle se défit enfin de son emprise et il se tourna pour lui faire face.


- Excuse-moi.

Elle hocha lentement la tête pour lui signifier qu'elle avait compris. Il s'approcha d'elle et se plaça à ses cotés. Il plaça sa main dans le dos de Katie pour l'inciter à continuer d'avancer. Dieu qu'il se sentait grand à coté de sa petite et frêle silhouette. Grand, mais bizarrement impuissant.

C'est plus lentement cette fois, qu'ils continuèrent d'arpenter dans un silence agréable, les rues chics de la belle cité des Anges.

*

Le couple idéal, pensaient les passants de l'autre coté de la vitre en les voyants assis à cette table de café. Prenaient-ils un café ensemble, avant de passer une journée loin l'un de l'autre en partant travailler ? Prenaient-ils tout leur temps à se raconter, les yeux dans les yeux, tous ce qu'ils avaient vécus pendant de longues semaines de séparation ? Savouraient-ils cette belle matinée ensoleillée pour le simple plaisir d'être ensemble encore un peu plus longtemps ?
La jolie brunette aux yeux sans nuage et le beau et jeune acteur aux yeux nuageux.
Adam regardait Katie de manière si transparente qu'il fut difficile d'expliquer pourquoi il avait été si désagréable quelques heures plus tôt. Pourtant, la réponse était simple. Il était Adam McWhite. Et Adam McWhite fait ce que bon lui semble et ne se soucie guère des autres ou de leurs états d'âmes, allant jusqu'à piétiner les sentiments des autres, au risque de compliquer les siens. D'ailleurs, quiconque le connaissait aurait été désemparé par l'absurdité de cette scène. Qui pouvait comprendre ce qui l'animait et le poussait à être si peu lui-même en cet instant ?
Personne n'aurait compris. Et surtout pas lui.



- Quel âge as-tu ? demanda Adam curieux. Tu as l'air drôlement jeune.
- Dix-huit ans. Dans onze jours en fait.
- C'est tout ? Dans onze jours ? C'est bientôt ton anniversaire alors ...
- Ca n'a pas d'importance, dit-elle en haussant ses maigres épaules.
- Pas d'importance ? demanda t-il surpris.
- Non aucune. Et toi ? Quel âge as-tu ?
- Vingt et un ans. Depuis deux mois.


Katie sirotait tranquillement son café, mais Adam s'étonnait de la façon dont elle avait réagit à l'énonciation de son anniversaire avec une fermeté qu'il ne lui connaissait pas mais qui n'avait pas duré, pour laisser très vite la place à de jolie rougeurs sur ses joues. Il remarqua qu'elle avait soudain l'air gêné, et changea de sujet, se promettant de lui demander un jour.



- Tu as toujours voulu jouer la comédie ?
- Non. En fait, je ne le veux pas. Le rôle me plaisait, et c'était dans mes cordes. Je ne compte pas du tout en faire mon métier.
- Ah non ?
- Non ! J'ai besoin d'argent en fait. Je dessine depuis toute petite. C'est ça que je veux vraiment. Mais pour ça, il me faut de l'argent. Tu comprends, ... je veux suivre des cours de dessins dans une école d'Arts, mais ça coûte beaucoup d'argent.
- Vraiment ? Tu n'as jamais rien voulu faire d'autre ?
- Jamais Ca te parait bizarre ?
- Oui. Tu n'a que 17 ans ...
- Dix-huit, coupa t-elle rougissante d'avoir oser.
- 18 ans si tu veux, ... tu pourrais avoir et faire tellement plus ...
- Mais non, justement, c'est ça qui me plaît. D'ailleurs, tu devrais comprendre mieux que quiconque.
- Moi ? S'étonna t-il, Pourquoi ?
- Le cinéma. Tu ne rêves pas de ça depuis toujours ? Tu as commencé très jeune, et je suppose que tu ne t'imagines pas faire autre chose non ?
- Tu as raison. C'est vrai, je ne pourrai pas faire autre chose. Je suis très bon dans ce que je fais, je gagne beaucoup d'argent, je m'amuse et ça ne changera pas.

Elle sourit naïvement. Il était prétentieux en plus de ça ! Les joues roses de Katie le rendaient dingue, mais pas autant que dans les moments où elle posait ses yeux sur lui. Il ne se gênait pas non plus, la regardant sans gêne, ses yeux gris animés d'une lumière nouvelle, se baladant sur le corps délicat de la jeune femme, s'arrêtant par-ci, par-là, sur sa peau claire et douce.

Etrange, et plaisant tableau dont il faudrait profiter.



*



C'était gênant. Aussi bien pour l'un que pour l'autre. Marchant côte à côte, mais suffisamment loin pour ne pas se toucher, dans le couloir de l'hôtel, aucun des deux ne prononçait le moindre mot, et seul le bruit de leurs pas qui martelaient le sol, raisonnait dans le couloir. Un peu plus tôt, assis dans un café, ils n'avaient pas hésité à se parler ouvertement, comme de vieux amis, quoi qu'un peu réservés quand même. Mais maintenant, la réalité reprenait le dessus. Ils étaient deux parfaits étrangers, issues de mondes différents.



- Adam ! Adam ! Appela vivement une voix féminines aux accents grave et chauds.
- Ah ... Candice ..., soupira le jeune homme.

Elle s'approcha à grands pas, se trémoussant sur ses talons aiguilles. Katie semblait se ratatiner sur place, tandis qu'Adam reprenait l'assurance et le mépris qu'il avait perdu ces quelques heures de relâchement.
Il semblait se souvenir de qui il était, et un sourire hypocrite s'étala sur ses lèvres.


- Euh ... à demain Adam, murmura timidement Katie.

Il se tourna vers elle avec un dédain évident, qui lui glaça sang et fit sourire la diabolique Candice.

- Euh, ouais...

Il s'approcha de Candice, enroula un bras autour de ses hanches, et l'entraîna dans sa chambre sous une chorale de gloussements provocateurs, lâchés amèrement par Candice. Sans se retourner, Katie, avec un certain malaise, s'enferma dans sa propre chambre, honteuse. Fermant les paupières elle se laissa glisser contre le bois lisse et froid de la porte. Qui était donc ce garçon si macho et si doux, si prétentieux et si souriant, si froid et si beau ?



Adam McWhite et son c½ur morcelé par des années d'égoïsme.





# Gepost op zondag 02 november 2008, 07u26

Gewijzigd op dinsdag 04 augustus 2009, 06u57